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Pourquoi les frères et soeurs se disputent-ils autant… et comment les aider à mieux vivre ensemble ?
Dans ma pratique professionnelle, je rencontre régulièrement des parents désemparés face aux disputes incessantes entre leurs enfants. Ils arrivent fatigués, parfois découragés, avec cette question douloureuse : « Pourquoi mes enfants se disputent-ils tout le temps ? »
Des conflits qui épuisent… mais qui ont du sens
Les cris, les provocations, les jalousies, les rivalités semblent rythmer le quotidien familial, au point de créer un climat tendu, voire explosif. Certains parents culpabilisent, d’autres s’interrogent sur leur éducation, et beaucoup cherchent des solutions rapides pour « faire cesser les conflits ».
Mais les disputes dans la fratrie ne sont pas des anomalies. Elles sont le reflet d’une dynamique relationnelle normale, parfois intense, mais toujours porteuse de sens. Elles traduisent des besoins non exprimés, des émotions mal régulées, des quêtes de reconnaissance ou de territoire. En thérapie familiale, nous ne cherchons pas à éradiquer les conflits — ce serait illusoire — mais à les comprendre, à les décoder, à les transformer. Car derrière chaque dispute se cache une opportunité : celle d’apprendre à se connaître, à se respecter, à coopérer.
Comme l’écrit Jesper Juul, thérapeute familial danois :
« Les enfants ne cherchent pas à provoquer, ils cherchent à exister. » Cette phrase résonne profondément dans ma pratique. Elle me rappelle que les comportements difficiles sont souvent des appels à l’attention, à la reconnaissance, à la validation.
« Le conflit est une forme de communication. Il dit quelque chose que les mots ne savent pas encore dire. » — Isabelle Filliozat
Comprendre les racines des conflits fraternels
Les disputes entre frères et soeurs ne sont jamais anodines. Elles prennent racine dans des enjeux profonds, souvent invisibles aux yeux des adultes. La rivalité pour l’attention parentale est l’un des moteurs les plus puissants. Chaque enfant cherche à exister aux yeux de ses parents, à se sentir unique, aimé, reconnu. Lorsque l’un perçoit que l’autre reçoit « plus » — plus de temps, plus de compliments, plus de liberté — il peut développer un sentiment d’injustice, qui alimente les tensions.
La place dans la fratrie joue également un rôle majeur. L’aîné peut se sentir investi d’une responsabilité qu’il n’a pas choisie, le cadet peut chercher à se démarquer, le benjamin peut user de stratégies pour attirer l’attention. Ces rôles ne sont pas figés, mais ils influencent les
interactions. Alfred Adler, pionnier de la psychologie individuelle, soulignait déjà l’importance de la position dans la fratrie pour comprendre les dynamiques familiales.
À cela s’ajoutent les différences de tempérament, de sensibilité, de rythme de développement. Un enfant extraverti peut agacer un frère plus introverti, un enfant hypersensible peut vivre les taquineries comme des agressions, là où l’autre ne voit qu’un jeu. Ces différences, si elles ne sont pas reconnues et accompagnées, peuvent devenir des sources de conflit récurrent.
« La position dans la fratrie influence notre manière d’être au monde. » — Alfred Adler
« L’enfant ne veut pas prendre la place de l’autre, il veut trouver la sienne. » — Françoise Dolto
Les événements familiaux — naissance, séparation, déménagement, deuil — peuvent aussi venir perturber l’équilibre relationnel. La naissance d’un nouvel enfant, par exemple, peut réveiller des peurs d’abandon chez l’aîné, qui se sent dépossédé de son statut. En thérapie, j’explore ces dynamiques avec les familles, en mettant en lumière les loyautés invisibles, les alliances implicites, les blessures anciennes qui se rejouent dans le présent.
Je me souviens d’une fratrie de trois enfants, dont l’aîné de 11 ans se montrait extrêmement dur avec sa petite soeur de 6 ans. En séance, il a fini par dire : « Depuis qu’elle est là, maman ne s’occupe plus de moi. » Cette phrase, simple mais explicite, a permis de comprendre que derrière l’agressivité se cachait une douleur, un sentiment de perte, un besoin d’être réassuré dans sa place.
Des outils concrets pour apaiser les tensions
La thérapie familiale offre des outils puissants pour restaurer le dialogue et la coopération entre frères et soeurs. L’un des premiers leviers consiste à sortir du rôle d’arbitre. Trop souvent, les parents se retrouvent à juger qui a tort, qui a commencé, qui doit s’excuser. Cette posture, bien qu’animée de bonnes intentions, renforce les rivalités et les sentiments d’injustice. En séance, je propose aux parents de devenir des médiateurs : des figures d’écoute, de régulation, de soutien. Je propose souvent aux parents une phrase-clé à garder en tête :
« Je ne suis pas là pour juger, je suis là pour vous aider à vous comprendre. » Cette simple reformulation change tout. Elle apaise les tensions, elle ouvre l’espace, elle invite les enfants à se responsabiliser. Le parent devient alors un pilier de sécurité émotionnelle, un facilitateur de lien, un modèle de régulation.
Nous travaillons sur la communication non violente, l’écoute active, la reconnaissance des émotions. Les enfants apprennent à exprimer leurs besoins sans agresser, à poser leurs limites sans exclure. Nous mettons en place des rituels de parole, des temps de coopération, des espaces de réparation. L’objectif n’est pas d’imposer la paix, mais de créer les conditions d’un lien plus apaisé.
« Ce qui est appris dans le lien peut être réparé dans le lien. » — Guy Ausloos
« L’enfant se construit dans le regard de l’autre. » — Donald Winnicott
Guy Ausloos, figure de la thérapie systémique, parle de la « compétence des familles ». Il affirme que chaque famille possède en elle les ressources pour évoluer, à condition qu’on l’aide à les révéler. C’est exactement ce que je constate depuis plus de 25 ans d’accompagnement : les enfants sont capables de coopérer, les parents sont capables de guider, et la fratrie peut devenir un espace de croissance.
Se souvenir… des enfants que nous avons été
Avant d’être parents, nous avons été enfants. Et pour beaucoup d’entre nous, enfants au sein d’une fratrie. Frères, sœurs, jumeaux, demi-frères, cousines élevées ensemble… Peu importe la configuration, nous avons tous connu ces moments de tension, de jalousie, de complicité, de rivalité.
Prenez un instant. Fermez les yeux. Souvenez-vous d’un conflit marquant avec votre frère ou votre soeur. Un jouet arraché, une parole blessante, une injustice ressentie, un moment où vous vous êtes senti incompris, mis de côté, ou au contraire favorisé. Souvenez-vous aussi d’un moment de tendresse : un fou rire partagé, une nuit à discuter sous les draps, une main tendue quand vous étiez triste.
Ces souvenirs ne sont pas anodins. Ils façonnent notre manière d’être en lien, notre sens de la justice, notre capacité à coopérer ou à nous affirmer. Ils influencent, souvent inconsciemment, notre posture de parent aujourd’hui.
Quand nos enfants se disputent, cela réveille parfois en nous des blessures anciennes. Nous réagissons avec plus d’intensité, ou au contraire nous fuyons le conflit. Nous voulons éviter à tout prix qu’ils souffrent comme nous avons souffert… ou nous reproduisons sans le vouloir les schémas que nous avons connus.
Mais en nous reconnectant à l’enfant que nous avons été, nous pouvons mieux comprendre l’enfant que nous avons en face de nous. Nous pouvons accueillir ses émotions avec plus de douceur, ses colères avec plus de recul, ses rivalités avec plus de sens.
« L’enfant en nous ne disparaît jamais. Il attend qu’on l’écoute. »
Alors, la prochaine fois qu’un conflit éclate entre vos enfants, demandez-vous : Qu’aurait aimé entendre l’enfant que j’étais ? De quoi aurait-il eu besoin ? Et peut-être, en répondant à cette question, vous offrirez à vos enfants ce que vous n’avez pas toujours reçu : une présence apaisante, un regard compréhensif, un espace pour grandir ensemble.
Des outils concrets pour apaiser les disputes dans la fratrie
Dans ma pratique, j’aime proposer aux familles des outils simples, accessibles et puissants pour transformer les tensions en opportunités relationnelles. Voici ceux que je suggère le plus souvent :
➡︎ Le rituel de parole partagée
Je propose aux enfants un temps régulier où chacun peut s’exprimer sans être interrompu. Ils répondent à trois questions :
« Ce que j’aime chez toi »
« Ce qui me blesse »
« Ce que j’aimerais changer »
Ce rituel, souvent accompagné d’un objet de parole (une peluche, une balle en mousse, un coussin), permet de sortir du registre de l’accusation pour entrer dans celui de la reconnaissance mutuelle. Il favorise l’écoute, la régulation émotionnelle et la réparation.
➡︎ Le dessin des émotions
Pour les plus jeunes, je propose de dessiner ce qu’ils ressentent après une dispute. Un enfant peut représenter sa colère comme un volcan, sa tristesse comme une pluie. Cela permet de mettre des mots sur les ressentis, de les extérioriser et de les partager avec les autres membres de la famille.
➡︎ Le tableau des forces
Chaque enfant est invité à nommer une qualité chez son frère ou sa soeur. On l’affiche dans un espace commun (frigo, porte, tableau). Ce tableau devient un repère visuel positif, qui rappelle que malgré les conflits, il existe des liens d’admiration et d’affection.
➡︎ Le minuteur de coopération
Quand les disputes tournent autour du partage (jouets, écrans, espace), je propose un minuteur. Chaque enfant dispose d’un temps équitable, et le passage de relais devient un jeu. Cela évite les conflits liés à l’injustice perçue et responsabilise les enfants.
➡︎ Le coin calme
Je propose aux familles de créer un espace dédié au retour au calme : coussins, livres, objets sensoriels. Ce n’est pas une punition, mais une invitation à se réguler. Les enfants peuvent y aller volontairement ou y être guidés avec bienveillance après une dispute.
➡︎ Le journal de la fratrie
Pour les enfants qui aiment écrire, je propose un carnet partagé où chacun peut noter ses ressentis, ses envies, ses frustrations. Ce journal devient un espace de médiation indirecte, souvent plus facile que le face-à-face.
➡︎ Les jeux coopératifs
Je recommande aux parents d’introduire des jeux où les enfants doivent s’entraider pour gagner (plutôt que s’affronter). Cela renforce l’esprit d’équipe, la solidarité, et crée des souvenirs positifs partagés.
Ces outils ne sont pas magiques, mais ils créent des micro-changements qui, répétés, améliorent les dynamiques familiales. A adapter à chaque famille, en fonction de l’âge des enfants, de leur tempérament, et du contexte relationnel. Ce qui compte, ce n’est pas la perfection, mais l’intention : celle de construire un lien fraternel plus doux, plus respectueux, plus vivant.
Pour les parents : à garder sous les yeux… et dans le coeur
➡︎ Avant tout, respirez
Prenez 3 grandes respirations avant d’intervenir
Rappelez-vous : votre calme est contagieux
➡︎ Parlez moins, écoutez plus
Laissez chaque enfant exprimer son ressenti
Reformulez sans juger : « Tu es en colère parce que… »
➡︎ Créez un coin calme au lieu de punir
Un espace doux pour se poser après une dispute
Pas une punition, mais une pause bienveillante
➡︎ Ne soyez pas arbitre, soyez médiateur
Ne cherchez pas « qui a tort »
Aidez-les à trouver une solution ensemble
➡︎ Valorisez les bons gestes
Félicitez les efforts, même petits
Exemples : « Merci pour ton aide », « Bravo pour ton calme »
➡︎ Utilisez le minuteur magique
Pour partager un jouet, un écran, un espace
Chacun son tour, en toute équité
➡︎ Offrez du temps, pas des objets
La plus belle récompense, c’est vous
Exemple : « Si vous rangez, on joue ensemble après »
Eviter les phrases qui stigmatisent
Les mots ont un poids énorme dans une fratrie : certaines phrases, même dites sans intention négative, peuvent nourrir la jalousie ou accentuer les conflits entre frères et sœurs. À la place, il est préférable de valoriser chaque enfant individuellement, sans comparaison, en mettant en avant ses qualités propres et en reconnaissant ses efforts.
Les phrases qui blessent créent un sentiment d’injustice et de compétition. Elles enferment les enfants dans des rôles figés. Elles fragilisent le lien fraternel en instaurant une hiérarchie affective.
Voici quelques exemples de formulations à éviter :
➡︎ Comparaisons directes :
« Regarde comme ton frère est sage, pourquoi tu ne fais pas pareil ? »
« Ta sœur travaille mieux que toi à l’école. »
➡︎ Mises en compétition :
« Qui sera le plus rapide ? » (si répété trop souvent, ça installe une rivalité).
« Voyons qui est le plus fort/intelligent. »
➡︎ Étiquettes figées :
« Lui, c’est l’artiste de la famille, toi tu es le sportif. »
« Elle est la gentille, toi tu es le turbulent. »
➡︎ Favoritisme implicite :
« Heureusement que j’ai ta sœur pour m’aider. »
« Ton frère, lui, ne me cause jamais de souci. »
➡︎ Comparaisons affectives :
« Je préfère quand ton frère fait ça. »
« Ta sœur, elle, me rend fier(e). »
Témoignages de parents : quand la fratrie se transforme
Dans ma pratique, j’ai eu la chance d’accompagner de nombreuses familles dans leur cheminement vers une relation fraternelle plus apaisée. Voici quelques témoignages de parents qui ont accepté de partager leur expérience :
« Avant, chaque repas était une épreuve. Les garçons se disputaient pour tout : la place à table, le dernier yaourt, le jouet oublié. Grâce aux outils proposés, on a mis en place un rituel de coopération. Aujourd’hui, ils s’entraident pour mettre la table et se félicitent mutuellement. C’est bluffant. » — Sophie, maman de deux garçons de 6 et 8 ans
« Je pensais que mon aînée était jalouse de son petit frère. Puis j’ai compris qu’elle avait surtout peur de perdre sa place. On a réintroduit des moments rien qu’à deux, et les disputes ont diminué. Elle est même devenue protectrice avec lui. » — Cédric, papa de deux enfants de 4 et 9 ans
« Ce qui m’a le plus aidée, c’est de sortir du rôle d’arbitre. Je passais mon temps à dire qui avait tort. Maintenant, je les aide à se parler, à nommer ce qu’ils ressentent. Ils trouvent leurs propres solutions. Et moi, je respire. » — Élodie, maman de trois enfants
« On a mis en place le tableau des forces à la maison. Chaque semaine, les filles écrivent une qualité qu’elles voient chez l’autre. Au début, c’était timide. Maintenant, elles attendent ce moment avec impatience. Ça a changé leur regard l’un sur l’autre. » — Julien, papa de deux filles de 7 et 10 ans
Ces témoignages rappellent que le changement est possible, même dans les familles où les tensions semblent installées. Il ne s’agit pas d’éliminer les disputes, mais de leur donner un sens, de les traverser ensemble, et d’en sortir grandis.
Les exemples de conflits fraternels dans la littérature et la mythologie
Ces exemples montrent que les conflits entre frères et sœurs sont un moteur narratif puissant, souvent porteur de symboles universels : jalousie, quête d’amour, rivalité, loyauté, trahison… Ils sont aussi le reflet de tensions humaines profondes, que la thérapie familiale peut aider à transformer.
Les conflits fraternels sont omniprésents dans la mythologie, où ils incarnent des tensions universelles. Ces récits mythologiques montrent que les conflits entre frères et soeurs sont des archétypes puissants, porteurs de sens et de transformation. En thérapie familiale, ils peuvent servir de support symbolique.
➡︎ Caïn et Abel – La Bible
Le conflit fraternel le plus ancien et emblématique. Caïn tue son frère Abel par jalousie, après que Dieu ait accepté l’offrande d’Abel mais pas la sienne. Ce récit illustre la rivalité, l’envie et la quête de reconnaissance.
➡︎ Les Frères Karamazov – Fiodor Dostoïevski
Trois frères aux personnalités opposées s’affrontent autour de la figure du père, de l’héritage et de la foi. Le roman explore les tensions morales, philosophiques et affectives entre frères.
➡︎ Harry Potter – J.K. Rowling
Ron et ses frères, notamment Percy, vivent des tensions liées à la loyauté, aux choix de vie et à la reconnaissance parentale. Le roman montre comment les conflits fraternels peuvent évoluer vers la solidarité.
➡︎ L’Assommoir – Émile Zola
Bien que centré sur Gervaise, les enfants de la famille vivent des tensions et des rivalités qui reflètent les fractures sociales et affectives. Les conflits fraternels y sont liés à la précarité et à l’abandon.
➡︎ Osiris et Seth – Mythologie égyptienne
Seth, jaloux du pouvoir d’Osiris, le tue et le découpe en morceaux. Isis, soeur et épouse d’Osiris, reconstitue son corps. Un conflit fraternel autour du pouvoir, de la jalousie et de la régénération.
➡︎ Zeus, Poséidon et Hadès – Mythologie grecque
Les trois frères se partagent le monde après avoir vaincu leur père Cronos : Zeus règne sur le ciel, Poséidon sur les mers, Hadès sur les enfers. Une rivalité réglée par une répartition des territoires, mais les tensions demeurent.
➡︎ Romulus et Rémus – Mythologie romaine
Fondateurs légendaires de Rome, les jumeaux se disputent sur l’emplacement de la ville. Romulus tue Rémus et fonde Rome seul. Le conflit fraternel devient fondateur d’une civilisation.
➡︎ Thor et Loki – Mythologie nordique
Bien que Loki ne soit pas frère biologique de Thor, leur relation est marquée par la trahison, l’ambivalence et les conflits.
Loki incarne le chaos, Thor la force et l’ordre : deux pôles opposés d’une même fratrie divine.
Conclusion : des disputes qui font grandir
Les conflits dans la fratrie ne sont pas des échecs éducatifs. Ce sont des étapes nécessaires dans la construction de soi et du lien. Ils permettent aux enfants de se confronter à l’altérité, de développer des compétences relationnelles précieuses : l’empathie, la négociation, la réparation. En les accompagnant avec douceur, en leur donnant du sens, nous transformons le chaos en lien, la rivalité en complicité.
En tant que thérapeute familiale, je suis témoin chaque jour de ces petites victoires : un regard qui change, une parole qui apaise, un sourire complice. Oui, les disputes peuvent blesser… mais elles peuvent aussi faire grandir. Et c’est là toute la beauté du travail thérapeutique : permettre aux familles de se rencontrer autrement, de se comprendre en profondeur, de tisser des relations plus solides, plus sereines, plus vivantes.
Je crois profondément que chaque famille peut trouver son propre chemin vers l’apaisement. Il ne s’agit pas de devenir parfaits, mais de devenir conscients. De transformer les tensions en dialogue, les oppositions en coopération, les blessures en apprentissages. Et c’est dans cette transformation que réside, à mon sens, la vraie magie du lien familial.
« L’amour ne suffit pas, il faut aussi des outils. » — Catherine Gueguen
« Ce n’est pas l’absence de conflit qui fait la qualité d’un lien, mais la manière dont on le traverse. » — Jacques Salomé
Bibliographie
- Adler, A. (1930). Connaissance de l’homme. Éditions Payot.
- Ausloos, G. (1995). La compétence des familles. Érès.
- Dolto, F. (1985). La cause des enfants. Gallimard.
- Filliozat, I. (2001). Au cœur des émotions de l’enfant. Marabout.
- Gueguen, C. (2014). Pour une enfance heureuse : Repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau. Les Arènes.
- Juul, J. (2006). Votre compétence de parent. Éditions de l’Homme.
- Salomé, J. (1999). T’es toi quand tu parles. Albin Michel.
- Winnicott, D. W. (1965). De la pédiatrie à la psychanalyse. Payot.
- Gray, J. (2000). Les enfants viennent du paradis. J’ai lu.